D)Mafias Asiatiques :

D)Mafias Asiatiques :

a)Les triades : Les triades auront aussi, très tôt, une dimension politique. Le premier président de la République de Chine, Sun Yat-sen, était lui-même un « 426 », soit un responsable de la sécurité et de la discipline, de la triade des Trois-Harmonies. Le rattachement de Hong Kong à la Chine en 1997 a soulevé quelques inquiétudes chez les dirigeants mafieux. Cependant, le gouvernement chinois témoigne d’une étrange mansuétude à l’égard des triades. Ces groupes très riches réinvestissent une large part de leur argent sale sous forme d’investissements en Chine. Ainsi, le ministre de la Sécurité publique chinoise d'alors, Tao Siju, a déclaré en 1995 que « les membres des triades ne sont pas tous des gangsters. S’ils sont de bons patriotes, s’ils assurent la prospérité de Hong Kong, nous devons les respecter. » Il a même affirmé que « le gouvernement chinois est heureux de s’unir à eux. ». Le rattachement de Hong Kong et de Macao et l'ouverture économique de la Chine, va ainsi permettre aux triades de se réinstaller massivement sur le continent

b)Les yakusa : Cette situation perdurera jusqu'à la fin des années 90. Le 1er mars 1992, le gouvernement japonais fait voter une loi antigang, complétée par une loi Antiblanchiment en 1993, ayant pour but de faire disparaître les syndicats du crime. Le nombre des yakusa a fortement diminué[], mais sans pour autant disparaître.

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, les liens entre yakusa et politique vont encore s’accentuer, poussés par l’ouverture du pays vers l’Occident. Les yakusa demeurant très attachés aux traditions, vont refuser tous contacts et actions bienveillantes à l’égard des Européens et des Américains. Ils organisent des actes terroristes visant des personnages politiques favorables à une ouverture du pays, deux premiers ministres et deux ministres des finances, entre autres, seront ainsi assassinés. Le lien entre les voyous et les politiques est assuré par certains parrains, les Kuromaku. Grâce à la fortune accumulée, certains de ces parrains joueront un rôle très important dans l’après guerre[], les plus connus et le plus influents étant Yoshio Kodama et Ryoichi Sasakawa. Ils profitent également du chaos généralisé pour s'approprier des terrains en toute illégalité, dans les villes où les plans cadastraux ont brûlé. En parallèle, les coréens et les taïwanais, utilisés comme main d'œuvre durant la guerre sur le territoire du Japon, retrouvent la liberté. Les mafias de leurs pays d'origine tentent donc de s'installer au Japon, et de prendre le contrôle du fructueux marché noir[]. On appela ces nouveaux arrivants les Daisangokujin. Ils agrandirent rapidement leur territoire, car les forces de police avaient été affaiblies suite à une purge effectuée par les forces d’occupation.

 

 

 

 

 


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